Orque
Orque
photo1de2
Écho Action est un programme qui vous propose des trucs pour passer le mot sur la biodiversité. En savoir plus
Orque

Noms communs : Orque, épaulard
Nom scientifique : Orcinus orca
Taille : Jusqu’à 9,7 mètres pour les mâles et 6 mètres pour les femelles
Poids : 7200 kg pour les mâles (15 800 lb)
Population : Inconnue
Distribution : Dans tous les océans, eaux froides et chaudes confondues
Enjeux : Pollution
Statut Liste Rouge UICN : Non évalué
Considéré comme Menacé au Canada.

Description
L’orque est en taille le plus grand des prédateurs de la planète. Son territoire de chasse est proprement planétaire car on le retrouve dans tous les océans et dans presque toutes les mers.

Les éléments distinctifs de la physiologie des orques sont l’impressionnante nageoire dorsale (sur le dos) qui peut atteindre 1,8 mètre de hauteur (chez les mâles) ainsi que la livrée (terme qui désigne l’aspect d’un animal) noire et blanche.

Les orques sont des mammifères marins puissants et rapides, parfaitement adaptés à leur position prédatrice au sein des écosystèmes marins. Lors des poursuites, elles [orque est un nom féminin] peuvent atteindre une vitesse de 65 km/hre. Sa mâchoire est munie de 60 dents pointues, lesquelles la servent lorsqu’elle attaque et dévore ses proies. Celles-ci sont nombreuses : phoques, otaries, lions de mer, morses, requins, loutres de mer, manchots, divers gros poissons (dont les thons et les saumons) et oiseaux de mer, sans oublier d’autres cétacés, telles baleines de Minke, les baleines grises et, plus rarement toutefois, les baleines bleues. Avec les requins, les orques sont capables d’induire un état dit d’immobilité tonique : en faisant basculer le requin à l’aide du museau, ce dernier tombe dans une sorte de transe qui l’empêche de bouger, un mécanisme de protection qui simule en quelque sort la mort. Or, plusieurs requins doivent nager pour respirer. Après une quinzaine de minutes, ces requins se noient sans même avoir été croqué par l’orque!

Vers l’âge de 15 ans, les femelles atteignent la maturité sexuelle. Les couples se forment, la gestation peut aller jusqu’à 18 mois, à l’issue de laquelle naît un seul bébé orque. Il sera allaité durant 2 ans, après quoi, s’il survit car la mortalité infantile est très importante (1 bébé sur 2), il pourra se nourrir seul. Une femelle donne naissance en moyenne à tous les 5 ans et elle se reproduit jusqu’à l’âge de 40 ans. Les orques femelles auraient une espérance de vie plus grande que les mâles, soit de 80 à 90 ans contre à 50 à 60 ans pour ces derniers.

Menaces
À cause de leur statut de redoutables prédateurs des mers, les orques sont parfois perçus par l’industrie de la pêche comme étant en quelque sorte des compétiteurs. S’ils sont rarement chassés, lorsqu’ils le sont, c’est davantage pour les faire fuire que pour consommer leur viande. Cette tension ne semble toutefois pas constituer un problème pour l’espèce en tant que telle à l’échelle du globe.

Ce qui est certainement plus préoccupant est le phénomène de bioaccumulation des polluants dans les graisses. Puisque ces mammifères occupent le sommet de la chaîne alimentaire marine, ils constituent l’aboutissement de la circulation des métaux lourds et autres substances nocives pour la santé du corps. En effet, ces produits ont été ingérés par plus petits qu’eux et, leurs concentrations augmentant d’un échelon à un autre, les orques encaissent ce que tous les autres organismes se sont transmis. C’est le cas des polychlorobiphényle (PCB) dont la présence chez ces animaux est bien documentée. En fait, les orques qui fréquentent les eaux au large de la Colombie-Britannique sont considérés par certains chercheurs comme étant potentiellement les animaux les plus toxiques de la planète. Ces produits affecteraient, entre autres, leur équilibre neurochimique et leur succès reproducteur.

La perturbation de leur habitat constitue un autre facteur de risque. Le transport maritime, très dense dans certaines régions, peut affecter l’ouïe des orques, leurs structures sociales ainsi que leurs habitudes d’alimentation et de reproduction. Ce phénomène est préoccupant au large de la côte ouest nord-américaine, ainsi que près des côtes de Nouvelle-Zélande.

À cela s’ajoute les marées noires qui, certes rares, ont des effets catastrophiques sur les écosystèmes marins et les espèces. Cela nous ramène à la première menace qui concerne les pêcheries. Le déclin des stocks de poissons perturbe les réseaux trophiques (les divers liens entre les prédateurs et les proies de toutes les tailles) desquels dépendent les orques.

Le saviez-vous?
Le cerveau d’orque est en moyenne de 6,8 kg (15 lb) alors que le nôtre pèse en moyenne 1,5 kg (3 lb). Le comportement de ces grands dauphins laisse croire qu’ils possèdent une intelligence remarquable. Leurs structures sociales et leur langage possèdent une complexité que nous commençons à peine à comprendre. Ils enseignent et transmettent à leur petits les techniques de chasse (certains chercheurs parlent d’une “culture”) et peuvent apprendre du contact avec les humains. Les orques sont enfin forts curieux et joueurs.

RÉFÉRENCES: Liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et Encyclopedia of Life.

Le Sedna aujourd'hui
Suivre la mission
Devenez MARIN VIRTUEL pour communiquer par courriel avec l’équipage, assister en direct à des diffusions depuis le bateau, télécharger de magnifiques fonds d’écran, et bien plus encore.
ENSEIGNANTS, inscrivez-vous dès maintenant et soyez les premiers informés des dernières nouvelles de la mission et des mises à jour de la section Éducation. Votre inscription vous donnera accès aussi à des projets pédagogiques qui vous permettront de parler en direct avec l’équipage du SEDNA IV.